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CARY ROSENZWEIG
Chief executive, IMVU Inc., Palo Alto, Calif.
AGE 49
INFLUENTIAL BOOK ‘Man’s Search for Meaning’ by Viktor E. Frankl
NEW PASTIME Training for a triathlon
It was back to work in 2007, as chief executive of a social networking start-up, Visible Path, now called Hoovers Connect. In November of that year, I became chief executive of the three-year-old IMVU, where people connect and interact through avatars they create in a virtual community. It has more than 45 million registered users.
In this job, I’ve been able to apply the marketing skills I learned at P.& G. and the general management lessons I learned at Intuit. My first year was challenging, and raising $10 million in new funding after the recession hit was hard. The past year has been great, and we recently announced that IMVU had doubled revenue, to over $2 million a month, and that we’re profitable. IMVU is “free to play” — meaning there is no cost to use it — but some users buy virtual goods, especially avatar clothing. Those purchases are 85 percent of our revenue, and the rest is from ads.
People from all over the world can meet and interact virtually on IMVU. It reminds me of a wonderful saying from the Talmud: “Who is wise? He who learns from all people.
”
Je me suis levée tôt, j'ai lavé mes cheveux et j'attends qu'ils finissent de sécher...
Tout à l'heure j'ai cours...
Pour bien commencer l'année, l'ado a mal au dos, tellement mal au dos qu'il n'a pas pu aller jusqu'à l'école... Fichue maladie de Schoerman...
Et sinon???
Sinon, il bruine sur la ville...
Je n'aime pas ça...
Chien et chats dorment encore...
Je me prépare doucement à partir...
Pour 2010, en guise de premier collavoyage, je vous propose ce petit texte ...
Je l'ai senti s'étirer l'autre nuit, comme si l'on avait cousu son extrémité à mon nombril et qu'on l'avait laissé filer, avec le reste, au gré des vents, dans l'entrebailement d'une de ces fenêtres ouvertes sur soi ... ou en soi. ça tiraillait tout juste, pas vraiment mal, parce qu'il y avait en fond ce son tendu comme un arc, cette imperturbable linéarité de ce qui ne saurait être mu : et l'un flottant autour de l'autre, comme les variations sur un même thème, c'était un peu de la bande originale de ma vie qui s'étiolait dans l'air brut, sans âme et sans odeur de la pièce. J'aurais voulu le corps, j'aurais voulu l'esprit, pour que l'un et l'autre suent la sève sublime de leur rencontre, en un point où de fil il n'est plus, que la courbure que l'on veut bien donner au monde pour qu'il nous ressemble ... c'est dans ces instants-là que les scènes, les points de vue, les cadres surgissent ... et c'était comme si lui-même était une personne légèrement différente dans chacun de ces cadres. Son intuition lui soufflait que ce compartimentage était une bonne chose, qu'il lui permettait de protéger la source la plus précieuse, la plus intime de la seule force qu'il possédât, la musique. Ce n'était qu'avec la musique, baigné en elle, qu'il se sentait vraiment en sécurité. Elle seule avait le pouvoir de le sortir de lui-même, de le soulager de son propre fardeau (1). N'était-ce pas cela l'infinité de soi, cette capacité moins à être libre qu'à connaître les chaînes qui vous entravent, à savoir où est la clef, comme on s'ébroue de sentir au fond de sa poche, tandis que tant d'autres la cherchent, la carte figurant où l'on a lâchement enterré sa véritable intimité.
Le voici donc ce fil qui vole et qui s'accroche un peu aux branches, de ci, de là, puis s'enroule et serre, se resserre, asphyxie sa propre autonomie, réaliste, sévère, puissant, complètement maître, croit-il, de ses errances : puis la sensation se dissipa. Il respira lentement, entra et tourna vers l'angle qu'il lui restait à observer, caché derrière la porte. (...) et ce qu'il vit fallit lui faire pousser un cri. Assis sur une chaise, de dos, un homme attendait.(2) Lorsque je me levai, la nuit avec les barreaux dans les côtes se rapela au souvenir de mes muscles abdominaux endoloris. Mais j'étais là, bien là, près à me lever, parce que l'horloge indiquait 8 heures en ce jour de nouvel an, sur cette nouvelle page, avec ce nouveau cadre et rien dedans.
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(1) Extrait de Conroy (Frank), Corps et âme, Editions Gallimard, 1996, p.266
(2) Extrait de Somoza (José Carlos), La Dame n°13, Actes Sud, 2005, p.404
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NB : Si vous souhaitez créer un collavoyage à votre tour et le poster, merci de respecter vos sources en les marquant et citant avec leurs références - c'est aussi respecter le lecteur qui découvre d'autres oeuvres par ce biais - et soi-même, par honnêteté intellectuelle. Pensez à taguer votre post avec le terme "collavoyage".