5 posts tagged “enfance”
Suite à l'invitation de Bottle, qui a tapé trés fort (en témoigne les nombreux commentaires et les notes qui suivent sur le même sujet), je m'y colle! Fort est de reconnaître avec beaucoup de plaisir le fameux pouvoir des livres, si ce n'est celui de nous rappeler de doux souvenirs d'enfance ou nous faire rêver de l'avenir.
En fait, j'y ai pas mal réfléchi à cette histoire, car rien n'est plus difficile que de choisir. Pourquoi choisir? Pourquoi pas TOUT prendre? Certes, diffcilement réalisable...Et puis, je-ne-sais-qui a inventé le sytème des listes et tout est devenu subitement plus simple.
Oui, certes! Mais comme le souligne Apolline, l'enfance commence et s'arrête où? Je vais peut-être en surprendre plus d'un, mais j'ai véritablement commencé à dévorer les livres que vers l'âge de 11 ans, à mon entrée en 6e. Auparavant je lisais aussi, la nuit dans mon lit à l'insu de ma mère, mais souvent les mêmes livres. Je regretterai toujours que ma mère ne m'ait jamais emmené à la bibliothèque. Pourtant, c'était une sacrée lectrice (de romans historiques surtout!) En arrivant au collège, j'ai découvert le C.D.I (qui n'a plus rien avoir avec ceux d'aujourd'hui) et, en dehors de l'école, la bibliothèque municipale.
Je me rappelerai toute ma vie de la première fois où je suis rentrée dans une bibliothèque. Ce n'était pas alors la Bibliothèque multimédia! C'était l'époque (pas si lointaine) où les ordinateurs n'avaient pas encore fait leur entrée. La bibliothèque était scindée en deux parties, dans deux bâtiments dinstincts, d'un autre âge. La bibliothèque jeunesse d'un côté était dans ce qui s'appelle aujourd'hui (il me semble) l'Espace Paul et André Vera. Je devais alors descendre des escaliers, pour accéder à une sorte de cave, qui s'est avérée pour moi, une véritable caverne d'Ali Baba. Quel plaisir le vendredi et le mardi soir de m'y rendre, pour chercher ma dose hebdomadaire de lecture ou faire des recherches pour la classe. Quand j'ai eu 14 ans, j'ai pu me rendre dans la bibliothèque pour adultes. J'avais l'impression alors d'accéder à un monde interdit et inconnu. Quel sésame! Cette impression était renforcée par le fait que je changeais de bâtiment. Le fond adulte était dans le Bâtiment Henri IV, une authentique bâtisse en briques et en pierre, avec un intérieur tout en bois qui craque! Quelle sensation délicieuse que d'accéder à ce lieu, d'autant plus que désormais je montais les escaliers! (visite virtuelle, par ici)
Bref, c'est dans cet endroit que j'ai vraiment découvert le plaisir de la lecture, et plus précisément le plaisir du contact avec les livres, la sensation unique d'être dans le lieu de l'imaginaire par excellence. Néanmoins, si je dois donner que quatre livres qui représentent mon enfance, je citerai des livres que j'ai lus et relus à partir de sept ans, quand je commençais à peine à lire toute seule et que les images étaient aussi fortes que les mots.
Aujourd'hui encore mes parents m'appellent Milou ;)
Ah, Arséne Lupin, le gentleman cambrioleur qui m'a ouvert les portes du policier. Maurice Leblanc et Gaston Leroux ont vraiment marqué mon enfance. Mon épisode préféré d'Arsène Lupin reste L'Aiguille creuse, que j'ai lu (tout comme les Roald Dahl) dans la collection 1000 soleils de Gallimard (donc pas celle ci-contre) et qui est collector aujourd'hui. Une résidence dans une falaise, voilà qui était pour me plaire. Tout ce qui était secret et dangereux me fascinait.
Voilà, il est un peu tard, alors je répondrai à la suite un peu plus tard. Bonne nuit et bonne lecture à tous!
Quelle est l'odeur qui évoque le plus votre enfance?
Suggéré par Poisoned*
Uhm...quelle serait ma madeleine de Proust olfactive? Je me vois dans chacune de mes chambres, petit univers récréé d'une petite fille unique, toujours gaie, adorant dessiner et lire...Du bout de mon petit index, je tire un volume de ma bibliothèque en bois. J'ouvre le livre: c'est Oui-oui de la Bibliothèque Rose, l'ancienne collection à la couverture cartonnée épaisse et aux pages coupantes comme un rasoir, sentant la poussière et le chocolat que j'ai au bout des doigts... Plus tard, la nuit, je dévore des vieux exemplaires de la série Contes du Monde entier, dont les pages jaunies sentent l'humidité réconfortante d'une cave, où nous dénichâmes de nombreux trésors et où j'aimais me cacher.Dans mon cou, je sens la lampe de chevet, dont le firmament brûle silencieusement, exhumant une odeur de brûlé...Je suis sous un édredon glaçé à la campagne et je dévore Le Petit chose dans une toute nouvelle collection aux couvertures criardes et aux pages archicolorées exhalant encore leur parfum d'encre et de colorant...Je suis au bord de l'eau, sous un soleil de plomb et sur mes genoux, je parcoure les étranges histoires d'anciens numéros du Reader digest, dont les pages transpirent sous la parfum vanillé de la crême solaire... Il y a tant d'odeurs qui me rappellent l'enfance, liées à mes lectures de jeunesse. Pas une en particulier se détache, chacune d'entre elles est mienne et symbolique.
* Hier, c'était l'anniversaire de Marchand de sel. Aujourd'hui, je souhaite à toute ma communauté voxienne:
Quelles sont vos séries télé favorites ?
Suggéré par Tylers.
Bien que plus bibliophile que télévore, il fût une époque où la télé faisait partie de mon imaginaire.
Dans les années 80, je regardais deux vieilles séries en noir et blanc, parce que j'aimais les hommes bien habillés (Tarzan me faisait peur...avant de me faire rire), mais surtour les grands justiciers comme Robert Stack dans le rôle d'Eliot Ness dans la série les Incorruptibles. Biensûr, quand je la regardais, ce n'était plus sur la première chaîne ORTF, en 1964, mais sur France 3, en plein été, sous la chaleur écrasante d'un viel appartement niçois. Plus jeune, au début des années 80, je ne manquais jamais un épisode de Zorro dont le seul générique me mettait en transe, avec le seul et unique Guy Williams; sa fine moustache et la mielleuse voix française qu'on lui avait attifé me faisait fondre (chacun ses goûts). Là encore, il ne s'agit pas d'une série d'époque, puisqu'elle est passée pour la première fois à la télé française en 1965, alors que je la regardais tous les samedis (sur France 3 encore) dans l'émission de Disney (producteur de la série), juste après Winnie l'ourson, présenté par l'éternel Jean Rochefort! Tout cela ne nous rajeunit pas.Dans les année 90, durant mon adolescence, je suis restée branchée "grands justiciers" et beaux costards, mais dans un genre beaucoup plus lisse. Alors que tout le monde se pavanait devant Ally Mac Beal, moi je fantasmais sur Dylan Mac Dermott dans la série The Practice, visible sur série Club (allez donc jeter un coup d'oeil sur sa bio, et plus précisément sur les signes particuliers, cela vaut le détour...). Je me voyais déjà remplacer au pied levé la belle Lara Flynn Boyle...Dans un tout autre genre, susceptible d'éveiller ma sexualité à fleur de peau, j'étais scotchée devant Dream on, dont je ne ratais pas une seule saison sur Canal Jimmy. Les intercalages d'extraits de vieilles séries tv ou de films en noir et blanc rendent cette série irresistible.
Aujourd'hui, à part Les exeprts: Las Vegas, troisième génération de justiciers, je ne suis plus autant aficionados. La faute à qui?
Quel est le livre qui a le plus marqué votre petite enfance?
Suggéré par Marchand-de-sel.
Voilà une question à laquelle il est difficile de répondre (et plus facile de poser)! Car dés que j'ai ouvert les yeux , ma mère m'a mise un livre sous le nez et depuis lors, je n'ai pas décroché. Je garde de mes lectures d'enfance de doux souvenirs sucrés, salés, mouillés, chauds comme le sein dont ma mère m' a privée. J'ai donc goûté la douceur de la vie en découvrant la lecture et aujourd'hui, lorsque j'ai la chance (trop rare) de retomber sur un livre de mon enfance, c'est un peu comme la Madeleine de Proust. La dernière fois où j'ai rencontré un "ami d'enfance", c'était à la librairie Masséna à Nice et le livre en question s'intitulait Le Loup noël, oeuvre de Michel Gay, auteur et illustrateur discret mais prolifique. Pour ceux qui lisent les livres pour les tout-petits se souviennent qu'il est la créateur de Biboundé et Zou.
Mais pour en revenir au livre qui a le plus marqué ma petite enfance, c'est sans conteste un livre comme celui-là. C'est un livre qui fait peur au début (puisqu'il parle de LOUP, donc forcément il suscite chez tous les enfants cette "petite boule au ventre"), qui nous interpelle par sa magie (puisqu'il parle de NOËL, moment que tous les enfants chérissent par-dessus tout), mais surtout - en ce qui me concerne - il reste profondément marquant dans ma mémoire par la force de ses illustrations et de son message. Je n'oublierai jamais cette image du loup qui se met en imperméable afin de rentrer dans les grands magasins de jouets et qui finit allonger devant un train électrique, sa longue queue blanche sortant du manteau et trahissant son état! Oui, il y a peut-être quelque chose de freudien la-dessous, c'est sûr! Mais je préfère en garder une image candide, celle de tous ces cadeaux tombant dans la neige et que les animaux de la forêt ouvrent, émerveillés. Tout le monde a le droit à la magie...