6 posts tagged “lectures”
Hier matin, alors que je prenais mon petit déjeuner devant l'écran cathodique, j'ai failli m'étrangler devant la nouvelle programmation de M6. Au début, j'ai compris qu'il s'agissait d'une série se déroulant dans une librairie. Je me suis dit: "Chouette!" Bon, c'est un énième sitcom américain, avec rires enregistrés et blagues toutes faîtes, mais bon...cela change des éternelles séries sanguinaires." J'ai zappé dessus au moment où une blonde dormait les bras sur le comptoir du café de la librairie. Quand cette dernière s'est réveillée, quelle n'a pas été ma surprise de découvrir Pamela Anderson. Oulà...j'ai tout de suite pensé: "Qu'est-ce que c'est que cette série avec Barb Wire?" Le stéréotype de la blonde idiote pas si conne qui lit des bouquins n''est-il pas un peu éculé? Une série tout entière peut-elle tenir plusieurs saisons avec ce postulat bête à pleurer?" Malgré toutes ces remarques, je me suis prise à regarder jusqu'au bout et je n'ai pas trouvé cela si mauvais. La seule chose qui ne tienne pas la route est que, aussi gentille que Pamela Anderson puisse paraître dans cette série, ce rôle de composition sied mal à une quadragénaire aussi plantureuse soit-elle.
Les Américains sont très loin de leur première tentative de transformation d'ingénue en blonde fatalement spirituelle sur pellicule. Souvenons-nous du film Comment l'esprit vient aux femmes avec la belle blonde oscarisée Judy Holliday, film de George Cukor peu connu tourné au début des années 50 et qui a donné lieu à un remake avec Mélanie Griffith. Plus sérieusement, les rares essais filmiques autour du monde "mystérieux et romanesque" de la librairie sont rares. On peut citer The shop around the corner avec James Stewart, revu et corrigé lui aussi avec plus de succès en surfant sur la mode du web encore peu développé en France avec Vous avez un message, film dans lequel la jolie Meg Ryan pleure en conseillant un livre pour enfants dans la grande librairie de son concurrent. ("Ah, les libraires ne sont plus ce qu'ils étaient...et tous les vendeurs des grandes surfaces culturelles sont des incultes de première classe...", tel est semble-t-il le contenu du fameux message).
En faîte, les Anglais sont bien plus subtils et leur humour noir, aussi célèbre que leurs comédies romantiques, peut faire passer beaucoup mieux ce genre d'axiome. La librairie de Hugh Grant dans Coup de foudre à Notting Hill ne rend-elle pas à elle seule plus justice du quotidien du libraire? Certes, ne vous faîtes aucune illusion: Julia Roberts a peu de chance de pousser la porte de votre bookshop, mais les voleurs à la sauvette, les emmerdeurs de service et les habitués sont monnaie courante dans les librairies, lieu hors pair pour de nombreuses situations cocasses. Les British se sont déjà essayés à tirer le filon en faisant une série dans le ton, intitulée Black Books, qui aura duré elle plus longtemps que Les lectures d'une blonde avec trois saisons (entre 2000 et 2004), contre deux saisons pour cette dernière. Il n'y avait pas de jolies blondes dans cette série, si ce n'est bien mousseuses, alors évidemment...
Eh oui, l'été approche et la plus belle saison arrive à sa fin. Déjà les chaudes journées pointent le bout de leur nez, les gens font des rêves de plage et d'aventures, et les marchands de sel (ou de rêves, c'est kif-kif) se plongent dans de délicieuses lectures...à partager. Quels livres à lire?
Géraldine Brooks est le genre de femmes que l'on ne peut que trouver sympathique. Son visage donne confiance et sa vie est vraiment une belle histoire. Elle a travaillé notamment au Wall Street Journal, pour lequel elle a fait de nombreux reportages de guerre, notamment en ex-Yougoslavie (dont elle parle si bien dans son livre) et en Afrique. C'est d'ailleurs à la suite de son emprisonnement dans les geôles nigériennes qu'elle a décidé de se consacrer entièrement à l'écriture. C'est avec son deuxième livre, March, qu'elle obtient le Prix Pullitzer. Pour la petite histoire, son mari, l'écrivain Tony Horwitz est lui aussi lauréat de ce prix qu'il a obtenu onze ans avant sa femme, en 1995, alors qu'il était lui-même journaliste au Wall Street Journal. Ils se sont mariés en France, à Tourettes-sur-Loup (précisément dans le village où j'ai passé ma nuit de noces!) La deuxième anecdote: Catherine Zeta Jones a acquis les droits d'adaptation cinématographique de ce livre. Rien d'étonnant!
Pour en savoir plus: sur Géraldine Brooks (et notamment sur People of the book), sur la destruction du patrimoine livresque à Sarajevo (lire l'excellente note sur la Bibliothèque nationale et universitaire de Sarajevo)
En ce moment, à la bibliothèque, je trouve plein de nouveautés (elles sont présentées sur une table et elle est plus souvent tabula rasa, si je puis me permettre cette expression;) Toujours-est il que j'ai trouvé deux livres qui m'ont bien plu et dont je souhaitais vous parler, car ce sont deux "écrivaines" de talent et je crois que cela mérite un peu de publicité!
Nell Freudenberger est une jeune auteur de ma génération, qui s'est fait connaître avec ce recueil de nouvelles, Lucky Girls paru en 2005, dans le New Yorker.
C'est le genre de lectures qu'il faudrait lire quand on a quinze ans. Il parle en effet des premières expériences de jeunes femmes, qui sont tout éloignées de leur pays d'origine, comme si le fait d'être immergée dans une civilisation lointaine, très différente de la sienne (en l'occurrence, d'Asie) était propice à de nouvelles explorations de soi-même. Les héroïnes rencontrent des hommes plus mûrs, mais ce sont toujours elles qui marchent sur le sentier de la sagesse. Il y a quelques passages superbes sur le lien fort et émouvant existant entre le milieu où nous sommes et les impressions qui nous submergent, et que seules certaines personnes arrivent à exprimer par l'écriture.
Pour en savoir plus, je vous invite à lire l'interview qu'elle a accordée et a été traduite sur le site Parutions.com.
Pour en savoir plus sur Sadie Jones.
Kafka sur le rivage est intriguant par son titre et sa fascination s'exerce tout au long de la lecture. Le livre se lit comme un policier, où le lecteur jongle entre trois, puis deux, et enfin une seule et même "intrigue" ou plutôt mystère (en fait, il faudrait inventer un mot rien que pour ce roman) qui nous mène aux frontières entre le rêve et la réalité crue. Un beau plongeon dans le Japon entre rites et vie moderne. Haruki Murakami, plusieurs fois nommé pour le Prix Nobel de littérature, est - on le sent bien- un homme cultivé, amateur de musique classique et féru de littérature. Laissez-vous emporter...
Pour en savoir plus: dans le livre, une grande partie de l'action se situe dans une bibliothèque, "la bibliothèque commémorative de Komura", qui n'existe pas en réalité, au grand dam des admirateurs du roman et de l'auteur. Vous pouvez néanmoins avoir une petite idée de cette bibliothèque imaginaire (qui n'aurait sans doute pas déplu à Alberto Manguel) sur ce blog:
http://www.flickr.com/photos/willau/15551827/
Ce qui m'amuse dans ces trois dernières lectures, c'est le fait que les personnages éponymes soient tous des adolescents d'une quinzaine d'années. Tiens, tiens...est-ce un hasard selon vous?
En me rendant à la librairie Goulard, sur le Cours Mirabeau, j'ai trouvé deux livres particulièrement alléchants. Le premier s'intitule Le Faussaire et son double. Écrit par Lucien d'Azay, il s'agit d'une biographie du poète maudit Thomas Chatterton.
Premier poète romantique, aussi talentueux que précoce, mais pauvre et orphelin, voué enfin à l'échec, à la folie et à l'autodestruction, Thomas Chatterton incarne tous les fantasmes dont s'est enivré le romantisme. Il est aussi l'un des plus grands faussaires de la littérature occidentale. En effet, Chatterton laisse une œuvre complexe et singulière, écrite moitié en anglais moderne et moitié dans un pseudo-anglais médiéval qu'il attribue à un moine imaginaire, Thomas Rowley, contemporain de Villon. De peur qu'on n'apprécie pas ses vers à cause de son âge, il fabrique de faux manuscrits médiévaux, qui trompent les notables de Bristol, sa ville natale, et même Horace Walpole, alors au sommet du monde littéraire britannique (à qui on doit le concept subtilement british de serendipity) La supercherie se révèle si efficace que Chatterton ne parvient plus à se défaire de son masque. Le 24 août 1770, à Londres, après avoir en vain essayé de vivre de sa plume, il s'empoisonne dans une mansarde de Brooke Street. Il a dix-sept ans et neuf mois. Une vraie vie romanesque dont plusieurs auteurs ont été inspirés: Alfred de Vigny et Keats, par exemple. Un régal de lecture donc paru aux éditions Belles Lettres.
Toujours dans la veine anglaise (ne dit-on pas que le printemps est la plus belle des saisons en Angleterre?), je suis tombée amoureuse d'une très belle édition, celle de L'Anneau et le livre de Robert Browning. Paru chez le jeune éditeur Le Bruit du temps, qui fêtera sa première année d'existence le 4 juin prochain, ce livre est une réédition sublime du texte paru en français il y a 50 ans aux éditions Gallimard. Publiée cette fois en édition bilingue, cette oeuvre a été traduite par Georges Connes. Le péritexte est tout bonnement superbe (avec une préface de Marc Porée, spécialiste de la poésie anglaise). L'impression est aussi de haut vol: papier, typographie, mise en pages, reliure, du grand art! Et somme toute pour un prix raisonnable (39€).
Tout a commencé lorsque l'auteur a découvert un "vieux livre jaune" chez un bouquiniste, qui présente le procès de Guido Franceschini tenu à Rome en 1698. Même si Robert Browning a écrit son oeuvre fleuve en vers, la traduction prosaïque en français ne retire en rien à la force du livre, qui se dévore comme une intrigue policière, tout en appréciant la dimension poétique. La structure a été exploitée par la suite par des romanciers (Faulkner, Christa Wolf) et des cinéastes (Kurosawa). C'est par ce biais que l'auteur devient tardivement célèbre. Henry James consacrera lui-même plusieurs écrits sur cet artiste hors-pair, également publiés chez Le Bruit du temps, rassemblés dans un essai intitulé Sur Robert Browning.
Parfois, certains livres mettent plusieurs années à nous parvenir, celui de Sam Savage en fait en quelque sorte partie. Il fait partie aussi de ceux qu'on aurait écrire, qui nous touchent et que l'on n'oublie jamais. Rien que le titre évoque déjà tant de choses pour les bookworms que nous sommes: Firmin. Autobiographie d'un grignoteur de livres (Actes Sud), ou l'histoire d'un rat de bibliothèque (mais qui crèche dans une librairie d'occasion) rêve sa vie à travers les livres, avant de croire pouvoir affronter la vraie vie parmi les hommes. Le nom du "héros", moins agaçant que Stuart Little ou cette satanée star de Mickey Mouse, n'est pas sans évoqué le célèbre imprimeur Firmin Didot, issu de la grande dynastie des Didot. Pas étonnant que celui qui a inventé le point typographique et une des plus célèbres polices de caractères, ait pu inspirer notre ratatouille des lettres. Le livre, dont je vous invite à lire le premier chapitre (téléchargeable en format PDF ou en version HTML sur les moteurs de recherche), est un petit bijou.
Enfin, ce n'est pas sans une certaine once de fierté que j'ai découvert le dernier numéro de Lire, consacré à la littérature italienne. En couverture, la toujours splendide villa de "mon cher" Curzio Malaparte à Capri (où fut tourné le film Le Mépris de Godard), et pour ma plus grande joie, la nouvelle de la parution d'un inédit de l'auteur d'origine allemande, intitulé Le Compagnon de voyage, aux éditions du Quai Voltaire, sur la Libération de la Sicile. Plutôt d'actualité non? Et pour ceux qui voudraient prolonger la plaisir, la réimpression du livre de Raymond Guérin, Du côté de chez Malaparte (éd. Finitude).
Le premier numéro de la Nouvelle Revue Française paraît en novembre 1908, sous la direction d'Eugène Montfort. Mais comme les choix littéraires de ce dernier ne plairont pas à l'équipe, André Gide, véritable fer de lance de la revue, choisira de faire débuter l'histoire de la N.R.F au second premier numéro de février 1909, auquel l'écrivain a confié une de ses oeuvres, La Porte Etroite. Le centenaire de la plus célèbre revue littéraire est l'occasion de revenir sur sa belle histoire.
Lorsque l'on parle à la N.R.F, on pense inévitablement à la célèbre maison d'édition Gallimard, dont on pourrait croire qu'elle est issue. En réalité, c'est l'inverse: la maison d'édition est née de la revue. Le premier ouvrage de ce qui s'appellait alors Les Editions de la Nouvelle Revue Française, déjà dirigées par Gaston Gallimard, est L'Otage de Paul Claudel; il parait en juin 1901, soit deux ans après la naissance de la revue. Cette dernière naît dans un contexte particulier, celui d'"une belle époque des revues", s'étendant de la fin du Second Empire à la veille de la Grande Guerre. De nombreux jeunes talents y livrent leurs premiers textes: Alain-Fournier, Jean Giraudoux, Jules Romain, mais aussi Saint-John Perse pour ne citer qu'eux, aux côtés d'écrivains reconnus comme Paul Claudel. La N.R.F se distingue aussi par sa contribution décisive dans le domaine de la critique.
L'équipe fondatrice est composée de cinq hommes de lettres, aux multiples talents, rassemblés autour d'André Gide: Jean Schlumberger, Marcel Drouin, André Ruyters, Henry Ghéon et Jacques Copeau. Par la suite, de nombreuses plumes apporteront leur part de renommée à la revue: Valery Larbaud, qui a été l'un des premiers en France à faire découvrir les grandes voix sud-américaines; Jacques Rivière dont l'article sur le roman d'aventures a fait date ou encore Jean Paulhan, infatigable lecteur. A la direction de la revue, Maurice Barrès puis Jean-Paul Sartre succèderont entres autres à André Gide.
Tout un ouvrage a été consacré à l'histoire de la N.R.F durant les deux guerres mondiales, mais ce sont surtout les années 60-70 qui s'avéreront les plus difficiles, pour la revue, qui se voit relativement marginalisée: "à l'heure de la nouvelle critique qui passe la littérature au tamis des sciences humaines pour la faire entrer dans l'ère du soupçon, la revendiction de l'autonomie de la littérature à l'égard de toutes les autres disciplines n'est plus de mise et la revue souffre de la crise qui affecte la critique et les revues littéraires dans leur ensemble.*"
Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous conseille la lecture de l'excellente biographie de Gaston Gallimard par Pierre Assouline; ainsi que celle d'Une histoire de la NRF, d'Alban Cerisier (voir ci-contre). Sachez par ailleurs que le n°588 de la Nouvelle Revue Française commémore ce centenaire avec plein de belles surprises. Par ailleurs, sont reproduits pour l'occasion par Gallimard les deux numéros un de la revue en fac-similé. Enfin, une exposition est consacrée à l'histoire de la N.R.F à la fondation Martin-Bodmer à Colligny (près de Genève) du 13 février au 12 avril prochain. Le catalogue de l'exposition est aussi disponible.
* Sylvie Servoise, "Centenaire de la N.R.F" in Page, janvier-février 2009.
C'est vrai que je me suis fait très rare durant ces dernières semaines, comme me l'a fait gentiment remarqué Lola, et pour cause: une semaine après ma note sur la littérature latine, j'ai repris le travail...ce qui ne m'a pas du tout laissé de temps pour écrire quoique ce soit durant le mois de décembre. Avec la nouvelle année qui commence, j'ai décidé de reprendre les rênes (sans jeu de mots de circonstance...) et de vous offrir un aperçu de mes dernières lectures de l'année 2008.
Ce livre symbolisera à lui seul le début de ma reprise d'activité, à l'aube de l'hiver. La loi des rêves est le premier roman de Peter Behrens. Cet auteur canadien n'a rien à voir avec le célèbre architecte allemand du même nom. Cet écrivain a été professeur de novel writing, comme beaucoup d'auteurs américains, à l'université de Princeton (tiens, tiens, cela me rappelle quelque chose). Ce premier livre retrace le parcours initiatique d'un jeune irlandais, temoin et victime collatéral de l'épidémie de mildiou qui a frappé le pays vert à partir de 1846 et qui a entrainé l'immigration de millions de paysans affamés vers le Nouveau Continent, dont le Québec. L'histoire retrace le long chemin, semé de misère, de souffrance et de trahisons, de notre héros, qui va tout connaître: la prostitution, la construction du chemin de fer, l'essor des ports, le brigandage, et enfin un voyage vers le Grand Froid, où rôde constamment le spectre de la peste. Rien ne nous est épargné des bassesses humaines, des faiblesses du corps et de la dureté de la vie. Une belle leçon.
Si le mois de septembre aura été résolument américain (commémorations du 11 septembre, festival de Deauville, Festival du livre America à Vincennes, krack boursier), le mois d'octobre sera, je vous l'assure, livresque en diable.
Hier débutait le salon du livre de Mouans-Sartoux (dans les Alpes Maritimes, à côté de Cannes), pour sa 21e année avec une très belle brochette d'écrivains et d'essayistes. Je retiendrai surtout la co-présidence de Maïssa Bey et la double intervention de Benjamin Stora, qui donnent plus qu'une touche d'algérianité à ce désormais respectable festival du livre. Si j'avais pu y aller, je serais aller voir...
Samedi 4 octobre à 14h: Un débat intitulé Algérie, ceux qui sont restés, avec plusieurs intervenants dont en tête Benjamin Stora.
Dimanche 5 octobre à 15h: Renconre avec L'Olivier, un éditeur à contre-courant, en présence d'Olivier Cohen, président des éditions de l'Olivier et de ses trois auteurs.
Mais il y a beaucoup d'autres choses à faire!! Pour le programme complet, cliquez ici: la gazette du Festival.
Comme chaque année et ce depuis 20 ans déjà, c'est Lire en Fête durant le mois d'octobre. LA fête du livre, chapeautée par le Ministère de la Culture et organisée par les associations de libraires de toute la France, en partenariat avec toutes les institutions culturelles. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel. Celui-ci vous présente la manifestation qui aura lieu du 10 au 12 octobre prochain dans toute la France (mais aussi à l'étranger!). Outre le programme, département par département, vous pourrez vous documentez à la source (puisque c'est le ministre de la culture qui l'a fait) sur le livre en France et notamment sur les statistiques.
La particularité de cette année est d'avoir placée la fête sous le signe de la Jeunesse. Pour la première fois depuis deux décennies, la fête du livre est consacrée principalement à l'édition jeunesse. Je vous conseille à ce titre, très fortement de vous rendre sur le dossier que le ministère consacre au livre jeunesse. Très instructif!!
Biensûr, je ne peux pas parler de toutes les manifestations de Lire en Fête. Je me contenterai de vous parler ce qui se passe dans mon département. C'est Marseille, élue récemment Capitale européenne de la Culture, qui tient le haut du pavé avec de nombreuses festivités prévues par les libraires, les bibliothèques et les éditeurs. L'association Librairies à Marseille est l'organisatrice-coordinatrice de la manifestation réintitulée Les Littorales-Lire en fête à Marseille et qui se dérouleront notamment sur le Cours Estienne d'Orves, en libre accès. D'autres programmations participent à la fête, telles que les 11e rencontres internationales de l'édition de création, pour tous les amateurs de livres d'artiste et les bibliophiles!!!
Dans le coin paumé où j'habite, la ville fait bande à part depuis 25 ans en invitant chaque année un écrivain majeur de la littérature contemporaine, dont plusieurs Prix Nobel. Cett année, c'est Salman Rushdie qui a les honneurs de la fête du Livre à Aix-en-Provence, alors que son dernier livre, L'enchanteresse de Florence sort en librairie. Et le programme est alléchant: débats et signatures, lectures publiques, exposition de photos, projections de films choisis par l'écrvain vedette..
Et vous? Que faîtes-vous pour le mois d'octobre, pour la fête du Livre? Postez votre note sur L'Arbre à livres!!.